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Exploration Urbaine Industrielle en Belgique

Écrit par Jordy Meow. Publié le août 1, 2011.

Un trip urbex en Belgique – La Nation de l’Abandonné - voilà qui était au top de ma checklist ! C’est après de relaxantes vacances en France et avant de retourner travailler au Japon que j’ai passé 4 jours sympathiques à découvrir le côté obscur de la Belgique. Ce premier article se concentrera sur ses friches industrielles tandis-que le second sera plus orienté résidentiel.

Urbex - Val-Benoît

Bienvenue à Val-Benoît.

On commence avec l’Université de Val-Benoît, la ruine la moins industrielle de cet article. Elle se situe en plein coeur de Lièges, et un garde s’y promène. Sympathique !

Urbex - University Corridor

Un couloir sans étudiant.

Des couloirs sans fin, un nombre incroyable de salles de cours, des laboratoires, des salles des machines, on peut y passer des journées sans avoir tout vu.

Urbex - Abandoned University

Allez, c’est l’heure du TP !

L’université date des années 1930 et n’a été réellement abandonnée que depuis 6 ans. Elle devrait être rénovée d’ici peu et ses locaux loués à diverses compagnies. C’est la raison pour laquelle elle est toujours protégée.

Urbex - Laboratory

Des souvenirs d’une certaine professeur de Sciences-Physique (Madame Lanneau, Gustave Eiffel à Bordeaux), me reviennent. Ses cours ressemblaient un peu à ça.

Le but secret de cette expédition était surtout de trouver l’amphithéâtre, mais en fait… il se trouve qu’il y en plusieurs ! Et tous aussi grandioses les uns que les autres. Malheureusement, on devra partir en courant un peu plus tard, poursuivi par un garde plutôt agité.

Urbex - Lecture Hall

Un amphithéâtre.

Pas de problème, les ruines en Belgique, ce n’est pas ce qui manque ! Destination suivante, ECVB. Une centrale électrique agée de 50 ans. Une ambiance d’enfer.

Urbex - ECVB - Hydrant

Une centrale bien hydratée est une centrale en bonne santé.

Le lieu respire bon l’amiante fraîche et la ferraille rouillée. Vaut mieux y fermer toutes ses écoutilles, seuls les yeux sont à garder ouverts.

Urbex - ECVB - Phone

Un Téléphone Non-Existant. Histoire de ne pas appeler.

Dans sa salle de contrôle, nous sommes lâchés directement au beau milieu d’un monde post-apocalyptique. Et ce silence… ! De temps en temps, un goutte d’eau tombe et résonne à l’infini dans cet immense estomac de fer. Un frisson électrique me déchire l’échine.

Urbex - ECVB - Control Room

La salle de contrôle de l’ECVB.

Cockerill. C’est le nom qui a marqué l’industrialisation de la Belgique, et qui l’a maintenant bien quittée. Ce nom hante tous les lieux industriels abandonnés en Belgique. Il est partout, ubik à souhait.

Urbex - ECVB - Cockerill

Cockerill 16.

Si il y avait un fantôme à trouver dans ces lieux, on l’appellerait sans aucun doute le Fantôme de Cockerill.

Urbex - ECVB - Pipes

ECVB : The Incredible Machine.

Le cœur de la centrale, le générateur ! Et voilà d’où l’on sort notre très chère électricité. Notez la chaise installée au dessus (qui à mon avis ne tiendrai pas une seconde si tout était en service). Un explorateur a sûrement voulu jouer les Paul Muad’Dib, perché là-haut sur son ver heavy-metal !

Urbex - ECVB - Turbine

Générateur de l’ECVB.

L’exploration de la centrale électrique s’est toutefois soldée sur un échec : plus de batterie ! Impossible donc de prendre plus de photos. Je ne suis pas prêt d’être photographe. Bref, on recharge (dans un bar de campagne, accompagnée de bières belges), et on repart. Destination suivante, un cimetière.

Urbex - SNCB Graveyard

Le cimetière de la SNCB.

Très particulier celui-ci, car c’est un cimetière utilisée par la SNCB (Société Nationale des Chemins de fer Belges) pour y abandonner ses trains. On y retrouve une nouvelle fois le fantôme de Cockerill qui est à l’origine de pas mal d’entre-eux (surtout ceux qui ont eu des problèmes de fonctionnement… mystérieux !).

Urbex - SNCB Graveyard - Abandoned Train

Un train abandonné au cimetière de la SNCB.

Mon truc, c’est les toit. Je ne suis pas spécialement attiré (plutôt repoussé depuis le tremblement de terre de Tokyo, que j’ai vécu du 42ème étage !), mais j’ai trop de curiosité pour la vue singulière qu’ils peuvent éventuellement procurer. C’est bien-sûr un peu de sport et de danger aussi, ce qui n’est pas négligeable lors de ce genre d’exploration

Urbex - SNCB Graveyard - On the Train Roof

Sur le dos de Cockerill.

Retour par les broussailles.  Il faut dire que le cimetière de la SNCB est bien protégé par la végétation ! On continue avec une autre centrale électrique, mais cette fois bien plus moderne que ECVB. On va pouvoir apprécier la différence.

Urbex - Hors Service

Hors Service.

On commence par la vue du toit, qui donne en plein sur la tour de refroidissement. Ces tours me donnent toujours l’impression que c’est un site nucléaire, du coup, petit stress ! Associé au vertige, très bon cocktail.

Urbex - Cooling Tower

Tour de refroidissement.

L’intérieur de la centrale est ahurissant. Au contraire de l’ECVB, c’est très coloré, de grandes fenêtres laissent filtrer la lumières et exagèrent la grandeur du lieu.

Urbex - Power Generation Room

Power Generation !

Cette centrale est une découverte assez récente, et malgré la grandeur du lieu, elle a été simplement nommée Power Plant IM.

Urbex - Power Plant 2 - Cooling

Un rice-cooker seconde.

On pourrait passer des heures à contempler ce monstre de ferraille… la finesse de sa tuyauterie, ses pommes de douche recroquevillées sur son dos, ses suspensions couleuvres, sa carapace orangé et ses multiples pattes accrochés au sol… il semble prêt à se détendre ses muscles de métal et nous sauter au cou.

Urbex - Power Plant 2 - Metal Beast

The Power Plant IM’s Metal Beast.

Plus loin, je m’arrête à la porte de la salle de contrôle. Mais… il y a quelqu’un là-dedans !? Une personne avec un manteau kaki est affalée sur une chaise ! Je jette un autre coup d’œil furtif à l’intérieur, mais la silhouette semble complètement inerte. On y retourne un peu plus tard, à plusieurs, et en fait il s’agit simplement d’un manteau seul. Dans l’ombre et avec les jeux de lumières, l’imagination s’extasie.

Urbex - Power Plant 2 - Computers

Séance de bronzage à l’ancienne, en cathodique.

On quitte cette magnifique centrale pour aller visiter la Bonneterie Victoria. L’accès est vraiment difficile (ronces partout, une unique fenêtre à moitié-ouverte placée très haute), mais les machines rétro-futuristes qui s’y trouvent se prêtent bien à la photographie.

Urbex - Victoria Hosiery Factory

La Bonnêterie Victoria.

Voilà pour les ruines industrielles de la Belgique. Le prochain article montrera une face différente de l’urbex, moins agressive, moins métallique, mais plus douce et mélancolique. Plus proche de nous.

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